Une région métropolitaine : La côte belgeÀ propos
Benjamin Lucas : La mutation des îlots discontinues de la côte Belge
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MUTATION DES ÎLOTS DISCONTINUS DE LA COTE BELGE - PRÉSENTATION VIDÉO
Cartographie des îlots à cours
Constat : 72 îlots non finis
îlots discontinues ayant des particularités
La porosité permet un rapport paysager, mais aussi des usages entre la rue et l'intérieur
Classement par grandeur du linéaire disponible sur rue dans l'ordre croissant : On remarque 4 formes différentes
4 types d'îlots : Les entre deux jardins, les micro-cours, les cours cachées ainsi que les cours en peigne
Cas 1 : Le type « entre deux jardins »
Cas 1 : Le type « entre deux jardins »
Révéler les jardins de la cours
logements
bar et restaurant
commerces
gallerie
Révéler les jardins de la cours
La forme bâtie peut permettre de renforcer l’effet de porosité et la luminosité lorsque que les façades intérieures forment des gradins
Révéler la structure des espaces privés
Cas 2 : Les micro-cours
Cas 2 : Les micro-cours
Mutualiser les micro-cours
La cour du commerce comprenant une accessibilité commune pour la logistique et les résidents
La cour des activités créant une connexion entre vente et production, accessibilité au public
La cour des logements avec une grande ouverture visuelle sur la mer principalement réserver aux habitants
La cour des sports qui met en lien des usages sportifs intérieurs privatisés et extérieurs accessibles à tout public
Mutualiser les micro-cours
La forme résultante permet donc d’avoir un ilot beaucoup plus poreux
Retrouver des espaces mutualisés avec divers degrés d’ouvertures
Cas 3 : La cours cachées
Cas 3 : La cours cachées
Révéler les cours cachées 1 : Dévoiler les jardins, puis les habiter
typologies dans la continuité des dessins de sols
Révéler les cours cachées
Ici les habitations aux rez-de-chaussée sont dans la continuité de la trame
Révéler les cours cachées 2 : Découvrir les jardins des sports
Rendre accessibles les usages centraux de l'îlot
Cas 4 : La cour en peigne
Cas 4 : La cour en peigne
Épaissir les dents du peigne
Typologie en L : Habitation
Typologie centrale : Un jardin à bière
Typologie en I : Habitation
Épaissir les dents du peigne
Forme poreux du bâtis
Briser la continuité
redéfinir la discontinuité des îlots sur l’ensemble du territoire : Rééquilibrer les pleins et les vides
. Rééquilibrer la porosité : Chaque typologie peut donc varier en fonction d’un contexte donné
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La mutation des îlots à cours discontinu
Une étude d’interventions typologiques de la côte Belges

La côte Belge forme une conurbation sur 67 km. Elle est caractérisée par un front très dense, constitué par des logements à la figure homogène. Ce dernier résulte d’îlot à cours multiple.

L’homogénéité du front est due à une architecture générique efficace au nord. Cependant, elle tend à se renouveler à l’arrière, ce qui demeure impropre aux divers usages actuels, parce que cela rend les cours totalement hermétique, imperméable, closes.

De plus, nous pouvons constater que sur les 211 îlots, 72 d’entre eux ont encore la capacité de muter. Nous les appellerons les îlots discontinus, parce qu’ils offrent aux paysages un moyen de rentrer en contact soit physique soit visuel avec leurs intérieurs. Ces derniers ont les capacités encore de muter vers d’autres formes cherchant à impacter véritablement cette relation.

Problématique : Comment un rééquilibrage des pleins et des vides peuvent permettre des mutations d’îlots inhérentes à leurs formes actuelles afin de valoriser un paysage d’îlot discontinu ?

Cette étude typologique dans un premier temps, cherche à les dissocier en fonction de leurs qualités intrinsèques, afin de trouver de nouvelles stratégies de mutation liées à leurs formes existantes : On en compte 4 ayant des caractéristiques explicites
-Les entre deux jardins, les micro-cours, les cours cachées ainsi que les cours en peigne.

Par la suite, ce travail d’intervention typologique cherche d’abord à regarder quelle intervention est possible à court terme et à long terme, étant donné le turn-over très rapide du bâti. Ainsi, nous pouvons envisager une forme aboutie sur l’ensemble d’un îlot.

Cas 1 : Le type « entre deux jardins ».
Ce type à la particularité d’être constitué de boxs et de clôtures alignés sur une venelle. Entre le bâti sud et cet alignement on  trouve divers espaces.
Nous pouvons révéler la structure des espaces privés existant afin de lui donner une véritable qualité spatiale. La desserte des garages peut devenir une venelle poreuse agrémentée de jardins privés et publics.
La combinaison est assez simple : venelle, seuil à traiter dans une épaisseur poreuse, espace de jardin, façade ouverte, intérieur traversant, seuil plus fermé sur la rue. Cette combinaison est valable pour divers types d’espaces :
-logements,
-commerces
-bar et restaurant,
même gallérie d’art (usage fréquent sur le revers de la côte).
La forme bâtie peut permettre de renforcer l’effet de porosité et la luminosité lorsque que les façades intérieures forment des gradins, dans ce cas, nous pouvons en profiter pour réaliser des jardins d’hivers.

-Cas 2 : Les micro-cours
Ce sont des formes issues de nombreuses mutations historiques bâties communes à la majorité de la côte.
Les vides actuels sont des espaces accueillant des usages plutôt clos ou réservés à la voiture.
Les cours sont produites par des découpages individualisés des espaces intérieurs.
L’idée serait d’arriver à trouver des typologies rattachant le nord et le sud afin de retrouver des espaces mutualisés avec divers degrés d’ouvertures.
4 typologies d’interventions :
-La cour du commerce comprenant une accessibilité commune pour la logistique et les résidents
-La cour des activités créant une connexion entre vente et production, accessibilité au public
-La cour des logements avec une grande ouverture visuelle sur la mer principalement réserver aux habitants
-La cour des sports qui met en lien des usages sportifs intérieurs privatisés et extérieurs accessibles à tout public

La forme résultante permet donc d’avoir un ilot beaucoup plus poreux

-Cas 3 : La cours cachées
Ces sont des espaces résiduels intérieurs qui sont générées par la déformation de l’îlot liée au viaire.
Dans chacun des cas se sont des lieux isolés servant soit de desserte pour voiture, soit des espaces en friches. Elles sont donc pourvues d’accès.
Ici l’intervention viendrait révéler l’espace en y intégrant des activités collectives et en trouvant de nouveaux usages aux sols.
Deux hypothèses pour Révéler les cours cachées.
-Dévoiler les jardins, puis les habiter. C’est utiliser les sols en friche afin de réaliser des jardins familiaux, ce qui permet de rendre accessibles les usages centraux de l’ilot. Les habiter consiste à trouver des typologies dans la continuité des dessins de sols. Ici les habitations aux rez-de-chaussée sont dans la continuité de la trame.
-Découvrir les jardins des sports. C’est le chemin sportif qui rend accessible le jardin, celui-ci étant accompagné d’équipements sportifs. On y trouve donc divers degrés d’accessibilité, le strict passage, l’accès aux terrains de sport public, ou encore les services payants, comme la piscine ou le centre de fitness.

 

-Cas 4 : La cour en peigne
Ces îlots inachevés ont majoritairement une structure parcellaire n’ayant pas subi de découpages longitudinaux. On peut les reconnaître à leurs nombreuses clôtures et les divers systèmes de parking.
Afin d’empêcher une mutation trop systématique et hermétique.
Ici nous devons donc établir des principes de densification tout en maintenant la porosité des espaces, visuels ou d’accès.
3 Typologies Architecturales d’épaississement :
-Typologie en L : Habitation, visant à clore, tout en conservant une partie ajouré, celle de l’accès voiture au parking souterrain.
-Typologie centrale : Un jardin à bière proposant divers degrés de visibilité dans la cour en fonction du niveau d’intimité. L’accès au logement est plus fermé, alors que la façade et le passage du bar est très ouvert.
-Typologie en I : elle vient s’installer sur les petites parcelles de 8 par 41. La moitié du rdc sert au parking souterrain, l’autre au passage vers l’intérieur de la cour. Les façades sont ajourées sur les pignons permettant d’assurer un vide sur la parcelle mitoyenne.

 

Maintenant, nous pouvons redéfinir la discontinuité des îlots sur l’ensemble du territoire.
Tout d’abords, nous pouvons trouver deux variables :
les parties continues et denses dû aux rez-de-chaussée commerciaux et où les parcelles sont maximisées
Puis les zones plus éparses entre les villes où nous notons un relâchement du bâti
Ici nous cherchons à savoir où il est favorable d’exercer le plus de porosité, à la fois pour des questions paysagères, mais aussi favoriser les relations entre la côte et le polder.
Nous décidons donc de Rééquilibrer les pleins et les vides.

Ceci permettant de générer plus de rapport entre les espaces touristiques côtiers et le reste de la ville dans les centres. De plus, pour l’entre deux villes, cela permet aussi de favoriser une densité qui n’est ni celle qui y réside actuellement ni celle des centres touristiques.

Cette mutation à grande échelle consiste alors à observer quel rôle peut apporter chaque typologie d’intervention sur un vaste territoire. Chaque typologie peut donc varier en fonction d’un contexte donné. Les îlots se lient entre eux dans les centres apportant des promenades. Le rapport qu’ils entretiennent les uns avec les autres peuvent générer des moments d’intériorité. Les îlots s’ouvrent sur les grands paysages de dunes ou vers les grands paysages du sud.

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Une région métropolitaine : La côte belge

Ce territoire qui s’étale sur une soixantaine de kilomètres de long était déjà une destination estivale au 19ème siècle. Aux grands hôtels, villas, gares, casinos, colonnades, et autres architectures iconiques de ce passé, sont venus s’ajouter depuis les années 50, une armada d’immeubles balnéaires de grande hauteur, offrant vue sur mer au plus grand nombre, dans un grand continuum urbain et paysager. Aujourd’hui la dizaine de communes composant cette côte sont reliées par le tramway le plus long du monde. Accueillant jusqu’à de 6 millions de visiteurs chaque été, en plus des résidents qui sont venus y chercher un mode de vie littoral, cette région métropolitaine fait face à de nombreux enjeux, démographiques et environnementaux (demande croissante d’appartements de bord de mer, changement des modes de vie, élévation du niveau de la mer, etc).