Victoria Bros : Cité Communautaire de Croix-Chevalier
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Axonométrie chantier, Un espace public pensé pour un projet en plusieurs phases
Situation Géographique | Echelle urbaine | Un site à la frontière de la ZUP et du centre historique
Plan masse de l'existant
Analyse de l'existant | Composition du bâtiment
Analyse de l'existant | Composition des logements
Photographie de l'existant | Un route séparative
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Photographie de l'existant | Un potentiel d'espace central fédérateur
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Photographie de l'existant | La résidentialisation isole les bâtiments
Photographie de l'existant | Un modèle répété
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Historique du site
Plan masse | Le site dans son environnement proche, logements sociaux et bâtiments de services
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Plan de sol | Paysage central fédérateur
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Figure programmatique spatialisée et principe de distribution
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Coupes Longitudinales
Plan de niveaux | Trois différents types d'appartements en duplex traversants
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Libre appropriation de la pièce en plus
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Coupe Transversale | Zoom sur le bâtiment
Plan d'étage courant | Bâtiment en U | Grands appartements traversants
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Plan d'étage courant | Barrettes Sud | Ajouts des jardins d'hiver au sud
Principe bioclimatique | Amélioration des performances des bâtiments
Plan d'étage courant | Barre Sud
Perspective centrale, vue vers la chaufferie urbaine
Perspective centrale, vue vers le sud
Vue depuis les jardins d'hiver
Vue sur le bâtiments en U et ses nouveaux balcons
Vue frontale des logements transformés
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Créée en 1958, la ZUP de Blois a vu s’installer la plupart des personnes issus de l’immigration de la région. Elle constituait ainsi un brassage culturel d’une richesse rare : les familles étant logées dans l’appartement qui leur était fourni, les nationalités se mélangeaient, créant une véritable vie de quartier en marge du centre-ville historique. Mais la qualité jugée médiocre des immeubles a justifié dans le quartier de Croix-Chevalier, situé au cœur de la ZUP, de nombreuses opérations de démolitions qui ont traumatisé la population.

 

Pourtant, cet héritage bâti présente un potentiel mésestimé qu’il convient de révéler et de réhabiliter.

Abritant des logements construits selon un plan presque partout identique, ces immeubles sont les témoins de la politique des modèles des années 1960. Durant leur existence, l’unique modification qui leur a été apportée (en 2011) concernait les seuls espaces publics : un projet de résidentialisation visant à privatiser les places de parkings et qui, en opérant la jonction entre les rues Farman et Hélène Boucher à travers l’ilôt, coupait celui-ci en deux et contribuait à l’isolement des bâtiments.

Face à cet état de fait, le projet adopte une position forte : réparer plutôt que remplacer. Pour retrouver une meilleure qualité de vie, il propose à la fois la création d’un paysage central fédérateur et l’adaptation des constructions et des logements aux enjeux sociaux et climatiques du XXIe siècle.

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PROBLEMATIQUE DE LA FILIERE DE MASTER « TRANSFORMATION

La filière de master « Transformation » repose sur trois postulats.

Le premier est que la discipline architecturale – aussi bien que le métier d’architecte – ne seront plus guidés, dans les années à venir, par l’élaboration d’un monde neuf. Non parce que les enjeux du monde actuel sont stables. Nous savons que c’est tout le contraire : l’impératif environnemental invalide un grand nombre des situations construites dont nous héritons et la probable crise climatique qui s’annonce ne fera qu’augmenter l’étendue de cette obsolescence. C’est là le paradoxe inédit dans lequel nous sommes désormais plongés : il faudrait construire un monde plus durable, moins obsolescent, mais nous devons, en même temps réduire drastiquement la consommation des sols et des ressources pour faire face au défi écologique. C’est donc avec et non sur les ruines de la modernité industrielle qu’il nous faut apprendre à construire.

Le second postulat est la remise en jeu d’une notion architecturale historique : l’inscription dans un temps long qui ne limite pas celui de l’œuvre. Ce postulat nous amène à envisager l’architecture comme la mise en forme d’une mutation et non comme la seule projection circonstanciée d’une idée ou d’un programme. Il s’agit de s’émanciper de la priorité donnée à l’objet architectural – et à ses innovations – au profit d’une approche qui prend en compte les processus temporels et les états successifs de chacune des situations.

Le troisième postulat est que la préparation d’un site destiné à accueillir une construction ou un aménagement fait partie intégrante du projet architectural : elle en constitue le premier acte. Une des questions les plus négligées depuis un siècle et demi nous semble être celle du sol. La nécessité dans laquelle nous sommes plongés d’envisager le monde « dans ses murs » constitue ainsi une formidable occasion de réinvestir cette question séculaire. 

ATTENDUS

L’objectif de cet exercice conclusif de la filière est d’élaborer un projet personnel de transformation d’une situation construite abandonnée ou obsolète. Chaque situation a été identifiée au terme d’une exploration par groupes de la communauté d’agglomération de Blois, selon cinq thèmes distincts : paysage, forme urbaine, alternative, économie et gouvernance. Cette exploration s’est déroulée durant le S9. Les étudiant.e.s sont amenés à développer individuellement leur projet en rapport avec l’existant et à élaborer une architecture qui tout à la fois révèle et ressuscite celui-ci.

 FONDEMENTS 

L’atelier repose sur cinq fondements principaux :

  1. La mise en distance de la notion de patrimoine 

Le projet s’appuie sur une manière attentive d’observer le déjà-là, d’en révéler ses qualités propres, sans se préoccuper des valeurs courantes du patrimoine. L’objectif de l’atelier n’est pas, en effet, de valoriser un héritage mais bien plutôt de sélectionner les éléments d’une situation construite à partir desquels il devient possible de faire projet.

  1. L’analyse à partir du projet

L’inspiration du projet ne provient pas tant d’une connaissance géographique, sociale ou économique du site et du programme que de l’exploration d’un thème architectural et de sa capacité à révéler les qualités et la substance du monde dans lequel les étudiant.e.s sont amenés à intervenir. L’inventaire et le relevé du déjà-là se doivent donc d’être d’emblée orientés.

  1. La transformation par analogie 

La méthode analogique constitue une alternative à celles de fusion ou de juxtaposition issues de deux siècles de « construction dans le construit ». Elle permet d’élargir la gamme des rapports possibles entre existant et projet, souvent réduite à une tension entre héritage et création. L’existant peut ainsi être tout à la fois considéré comme ruine, source d’inspiration, matériau ou ressource.

  1. Le privilège de la situation sur l’objet

Les projets de la transformation portent aussi bien sur les constructions que sur les sols. À ce titre, ils n’accordent pas davantage d’intérêt à la matérialité des bâtiments qu’à celle de leurs extérieurs.

  1. Le collage 

La technique du collage est privilégiée. Elle permet, dans la représentation des projets, l’association équivalente du neuf et de l’existant, sans que l’un ne s’efface au profit de l’autre. Le collage peut également contribuer à une économie de rendu, la description sélective de l’existant pouvant être incluse dans l’image du projet.

 

Forme urbaine

Alternatives

Paysage

Gouverance

 

 

Economie