Laetitia Durand : Centre de réinsertion
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Vue depuis le Parc de l'Arrou
Un héritage industriel
Une démolition encrée dans le temps
Une parcelle ouverte sur la Vallée de l'Arrou
Entre talus et vallée
Un projet qui évolue
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Plan de sol
Plan d'étage des logements
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Elevation de la façade nord
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Coupe longitudinale
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Séquence d'entrée: Façade Est de l'atelier
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Coupe transversale d'un logement
Détail du travail de sol
Conception bioclimatique
Vue depuis la pergola sur le parc
Vue arrière des logements: entre talus et jardin d'hiver
Entre parc et ateliers
L'accès par l'atrium
Un bâtiment, deux ailes qui se répondent
Passage couvert: transition entre intérieur et extérieur
Vue depuis le parc sur le projet
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Cet ancien site industriel se situe entre le Parc de l’Arrou qui se développe au Nord de la parcelle et, au Sud, un talus qui l’enclave et le rend invisible depuis la rue. Composé de cinq corps de bâtiments hétérogènes essentiellement constitués d’ossatures métalliques et de murs en maçonnerie, il est à l’abandon depuis 2011. En surplomb du parc, il offre une vue remarquable sur toute la vallée de l’Arrou et occupe une position unique entre paysage urbain et paysage rural.

Par sa situation et sa taille, cet objet oublié est apte à accueillir un programme de centre de réinsertion sociale et professionnelle, ainsi qu’un espace d’hébergement pour les personnes qui vivent en marge de la société.

Le projet adopte vis-à-vis du site une logique de réparation, basée sur le respect des structures et du sol existants. Les différents bâtiments se développant sur un sol imperméable qui confère à l’ensemble l’image d’une acropole, il entend tirer parti de cette caractéristique pour assurer la pleine participation du site au paysage de la Vallée de l’Arrou, qu’il peut contribuer à structurer en lui donnant une ligne d’horizon.

Il s’agit d’un lieu actif et ouvert au public, afin de favoriser les échanges sociaux et de dynamiser ce quartier de la commune de Blois. Il accueille un atelier destiné à l’apprentissage des métiers du bois, au sein duquel les personnes en formation peuvent acquérir des compétences qui, outre leur valeur intrinsèque, leur permettront de participer à l’érection et au développement du site lui-même. Le programme pourrait contribuer de différentes manières au développement spatial, social et économique de la ville de Blois : en formant des personnes à un métier local ; en permettant la restauration d’un site en situation de déshérence ; en favorisant la reconnexion de cette zone avec l’activité du centre-ville.

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PROBLEMATIQUE DE LA FILIERE DE MASTER « TRANSFORMATION

La filière de master « Transformation » repose sur trois postulats.

Le premier est que la discipline architecturale – aussi bien que le métier d’architecte – ne seront plus guidés, dans les années à venir, par l’élaboration d’un monde neuf. Non parce que les enjeux du monde actuel sont stables. Nous savons que c’est tout le contraire : l’impératif environnemental invalide un grand nombre des situations construites dont nous héritons et la probable crise climatique qui s’annonce ne fera qu’augmenter l’étendue de cette obsolescence. C’est là le paradoxe inédit dans lequel nous sommes désormais plongés : il faudrait construire un monde plus durable, moins obsolescent, mais nous devons, en même temps réduire drastiquement la consommation des sols et des ressources pour faire face au défi écologique. C’est donc avec et non sur les ruines de la modernité industrielle qu’il nous faut apprendre à construire.

Le second postulat est la remise en jeu d’une notion architecturale historique : l’inscription dans un temps long qui ne limite pas celui de l’œuvre. Ce postulat nous amène à envisager l’architecture comme la mise en forme d’une mutation et non comme la seule projection circonstanciée d’une idée ou d’un programme. Il s’agit de s’émanciper de la priorité donnée à l’objet architectural – et à ses innovations – au profit d’une approche qui prend en compte les processus temporels et les états successifs de chacune des situations.

Le troisième postulat est que la préparation d’un site destiné à accueillir une construction ou un aménagement fait partie intégrante du projet architectural : elle en constitue le premier acte. Une des questions les plus négligées depuis un siècle et demi nous semble être celle du sol. La nécessité dans laquelle nous sommes plongés d’envisager le monde « dans ses murs » constitue ainsi une formidable occasion de réinvestir cette question séculaire. 

ATTENDUS

L’objectif de cet exercice conclusif de la filière est d’élaborer un projet personnel de transformation d’une situation construite abandonnée ou obsolète. Chaque situation a été identifiée au terme d’une exploration par groupes de la communauté d’agglomération de Blois, selon cinq thèmes distincts : paysage, forme urbaine, alternative, économie et gouvernance. Cette exploration s’est déroulée durant le S9. Les étudiant.e.s sont amenés à développer individuellement leur projet en rapport avec l’existant et à élaborer une architecture qui tout à la fois révèle et ressuscite celui-ci.

 FONDEMENTS 

L’atelier repose sur cinq fondements principaux :

  1. La mise en distance de la notion de patrimoine 

Le projet s’appuie sur une manière attentive d’observer le déjà-là, d’en révéler ses qualités propres, sans se préoccuper des valeurs courantes du patrimoine. L’objectif de l’atelier n’est pas, en effet, de valoriser un héritage mais bien plutôt de sélectionner les éléments d’une situation construite à partir desquels il devient possible de faire projet.

  1. L’analyse à partir du projet

L’inspiration du projet ne provient pas tant d’une connaissance géographique, sociale ou économique du site et du programme que de l’exploration d’un thème architectural et de sa capacité à révéler les qualités et la substance du monde dans lequel les étudiant.e.s sont amenés à intervenir. L’inventaire et le relevé du déjà-là se doivent donc d’être d’emblée orientés.

  1. La transformation par analogie 

La méthode analogique constitue une alternative à celles de fusion ou de juxtaposition issues de deux siècles de « construction dans le construit ». Elle permet d’élargir la gamme des rapports possibles entre existant et projet, souvent réduite à une tension entre héritage et création. L’existant peut ainsi être tout à la fois considéré comme ruine, source d’inspiration, matériau ou ressource.

  1. Le privilège de la situation sur l’objet

Les projets de la transformation portent aussi bien sur les constructions que sur les sols. À ce titre, ils n’accordent pas davantage d’intérêt à la matérialité des bâtiments qu’à celle de leurs extérieurs.

  1. Le collage 

La technique du collage est privilégiée. Elle permet, dans la représentation des projets, l’association équivalente du neuf et de l’existant, sans que l’un ne s’efface au profit de l’autre. Le collage peut également contribuer à une économie de rendu, la description sélective de l’existant pouvant être incluse dans l’image du projet.

 

Forme urbaine

Alternatives

Paysage

Gouverance

 

 

Economie