Victoire Fleury : Le supermarché de demain
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L'existant
Les ressources du projet
Situation_Localisation
Axonométrie Existante
Plan Masse
Plan Sol
Coupes Contexte
Coupe Longitudinale_Magasin
Coupe Transversale_Magasin
Coupe Longitudinale_Serre
Coupe Transversale_Galerie
Axonométrie_Structure
Détails_Facade_Structure_Toiture
Détails_Facade_Structure_Toiture
Détails_Facade_Structure_Toiture
Un Mobilier qui s'adapte
Liaison des espaces
Transparence des espaces
La Matérialité du Sol
Un identité pour le Supermarché
Un Projet évolutif_La parcelle
Un Projet évolutif_Nourrir le quartier
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LE SUPERMARCHÉ DE DEMAIN

 

VERS UNE PRODUCTION LOCALE…  

L’objectif du projet est de réinvestir et transformer le Carrefour market pour changer son identité et en faire un lieu de production, distribution/transport, enseignement et savoir culinaire, en réaménageant les espaces qui composent l’édifice et en réactualisant l’image du supermarché  actuel aux vues des besoins futurs.

Ce projet d’auto-suffisance alimentaire permettrait de réapprendre à composer avec la terre, le végétal, de créer de l’emploi et de donner une nouvelle identité à l’objet supermarché.

 

ET UN TERRITOIRE RÉSILIENT

Le projet s’inscrit dans une volontés de réduire la place de la voiture au profit des mobilités douces (vélo, marche, etc..) et par la même occasion l’emprunte carbone.

Retourner à des pratiques agricoles et à une production locale, en récupérant du foncier au profil de l’agriculture et en diminuant la place des parkings. 

La mise en place du projet tend à accompagner cette transformations de la grande distribution pour répondre aux besoins de l’individu, du quartier, de la ville, et anticiper les enjeux futurs.

 

UNE PRODUCTION TRANSPARENTE

Le bâtiment joue sur la transparence pour ouvrir l’édifice et la parcelle sur la ville. Cette  transparence permet aussi de dégager des vues , d’amener le client à s’investir dans la production, de consommer différemment  en ayant conscience des besoins du sol, de nos besoins et des enjeux futurs.

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PROBLEMATIQUE DE LA FILIERE DE MASTER « TRANSFORMATION

La filière de master « Transformation » repose sur trois postulats.

Le premier est que la discipline architecturale – aussi bien que le métier d’architecte – ne seront plus guidés, dans les années à venir, par l’élaboration d’un monde neuf. Non parce que les enjeux du monde actuel sont stables. Nous savons que c’est tout le contraire : l’impératif environnemental invalide un grand nombre des situations construites dont nous héritons et la probable crise climatique qui s’annonce ne fera qu’augmenter l’étendue de cette obsolescence. C’est là le paradoxe inédit dans lequel nous sommes désormais plongés : il faudrait construire un monde plus durable, moins obsolescent, mais nous devons, en même temps réduire drastiquement la consommation des sols et des ressources pour faire face au défi écologique. C’est donc avec et non sur les ruines de la modernité industrielle qu’il nous faut apprendre à construire.

Le second postulat est la remise en jeu d’une notion architecturale historique : l’inscription dans un temps long qui ne limite pas celui de l’œuvre. Ce postulat nous amène à envisager l’architecture comme la mise en forme d’une mutation et non comme la seule projection circonstanciée d’une idée ou d’un programme. Il s’agit de s’émanciper de la priorité donnée à l’objet architectural – et à ses innovations – au profit d’une approche qui prend en compte les processus temporels et les états successifs de chacune des situations.

Le troisième postulat est que la préparation d’un site destiné à accueillir une construction ou un aménagement fait partie intégrante du projet architectural : elle en constitue le premier acte. Une des questions les plus négligées depuis un siècle et demi nous semble être celle du sol. La nécessité dans laquelle nous sommes plongés d’envisager le monde « dans ses murs » constitue ainsi une formidable occasion de réinvestir cette question séculaire. 

ATTENDUS

L’objectif de cet exercice conclusif de la filière est d’élaborer un projet personnel de transformation d’une situation construite abandonnée ou obsolète. Chaque situation a été identifiée au terme d’une exploration par groupes de la communauté d’agglomération de Blois, selon cinq thèmes distincts : paysage, forme urbaine, alternative, économie et gouvernance. Cette exploration s’est déroulée durant le S9. Les étudiant.e.s sont amenés à développer individuellement leur projet en rapport avec l’existant et à élaborer une architecture qui tout à la fois révèle et ressuscite celui-ci.

 FONDEMENTS 

L’atelier repose sur cinq fondements principaux :

  1. La mise en distance de la notion de patrimoine 

Le projet s’appuie sur une manière attentive d’observer le déjà-là, d’en révéler ses qualités propres, sans se préoccuper des valeurs courantes du patrimoine. L’objectif de l’atelier n’est pas, en effet, de valoriser un héritage mais bien plutôt de sélectionner les éléments d’une situation construite à partir desquels il devient possible de faire projet.

  1. L’analyse à partir du projet

L’inspiration du projet ne provient pas tant d’une connaissance géographique, sociale ou économique du site et du programme que de l’exploration d’un thème architectural et de sa capacité à révéler les qualités et la substance du monde dans lequel les étudiant.e.s sont amenés à intervenir. L’inventaire et le relevé du déjà-là se doivent donc d’être d’emblée orientés.

  1. La transformation par analogie 

La méthode analogique constitue une alternative à celles de fusion ou de juxtaposition issues de deux siècles de « construction dans le construit ». Elle permet d’élargir la gamme des rapports possibles entre existant et projet, souvent réduite à une tension entre héritage et création. L’existant peut ainsi être tout à la fois considéré comme ruine, source d’inspiration, matériau ou ressource.

  1. Le privilège de la situation sur l’objet

Les projets de la transformation portent aussi bien sur les constructions que sur les sols. À ce titre, ils n’accordent pas davantage d’intérêt à la matérialité des bâtiments qu’à celle de leurs extérieurs.

  1. Le collage 

La technique du collage est privilégiée. Elle permet, dans la représentation des projets, l’association équivalente du neuf et de l’existant, sans que l’un ne s’efface au profit de l’autre. Le collage peut également contribuer à une économie de rendu, la description sélective de l’existant pouvant être incluse dans l’image du projet.

 

Forme urbaine

Alternatives

Paysage

Gouverance

 

 

Economie