Nadège Martin : Bien vieillir dans un quartier pavillonnaire
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Photo actuelle de la venelle piétonne centrale
Le réseau de venelle bordées de haies
Le hangar qui surplombe le quartier
Fragments du quartier
Les aires de retournement de l'îlot
Photo aériennes de 1980
Création du quartier de la Pinçonnière
Axonométrie de l'existant
Axonométrie du projet
Plan de toiture
Plan de la halle
Coupe de la halle
Coupe perspective de la halle
Coupe détail des bacs potagers
Coupe détail du mur de soutènement
Axonométrie éclatée
Vue depuis le verger
Vue depuis la place
Plan des habitats intermédiaires
Coupe des habitats intermédiaires
Coupe perspective des usages évolutifs
Axonométrie éclatée
Vue depuis le nouveau chemin traversant
Vue du jardin commun
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Ce projet croise les enjeux relatifs à l’habitat pavillonnaire et au vieillissement de la population. Il analyse et imagine les alternatives à la maison de retraite (Ehpad) en intégrant notamment les défis relatifs à la transition écologique. Le savoir-faire de l’architecte est ici mis au service de territoires délaissés et pourtant caractéristiques du paysage français, avec lesquels il importe donc d’apprendre à composer afin d’assurer aux habitants un logement de qualité tout au long de leurs vies, de la maison au quartier.

Le quartier de la Pinçonnière se situe au nord-ouest de Blois en lisière de la forêt. Ce projet de diplôme propose de nouvelles manières d’habiter le pavillonnaire grâce à l’implantation d’espaces capables qui s’adaptent aux usages et besoins des habitants. Les espaces communs et partagés font également l’objet d’une attention particulière dans le but de répondre aux formes d’individualisme qui caractérisent cet urbanisme. Ainsi, ce projet s’appuie sur un relevé précis des nombreuses aménités de ce site et tâche de les révéler, telles les venelles piétonnes et l’ouverture aux espaces naturels proches comme le lac et la forêt.

Les enjeux sont multiples et le projet répond à la problématique suivante : comment renforcer les liens dans un quartier pavillonnaire afin d’accompagner le vieillissement de ses habitants et des maisons qui le composent ?

L’idée du projet est donc de créer une alternative entre l’Ehpad et la maison individuelle en proposant un habitat intermédiaire qui bénéficie de services de proximité, telle l’AMAP-Potager-Cuisine qui vient s’implanter sur ce territoire pour permettre aux habitants de se nourrir, de partager, de travailler et de se divertir dans un rayon de 10 minutes de marche au maximum.

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PROBLEMATIQUE DE LA FILIERE DE MASTER « TRANSFORMATION

La filière de master « Transformation » repose sur trois postulats.

Le premier est que la discipline architecturale – aussi bien que le métier d’architecte – ne seront plus guidés, dans les années à venir, par l’élaboration d’un monde neuf. Non parce que les enjeux du monde actuel sont stables. Nous savons que c’est tout le contraire : l’impératif environnemental invalide un grand nombre des situations construites dont nous héritons et la probable crise climatique qui s’annonce ne fera qu’augmenter l’étendue de cette obsolescence. C’est là le paradoxe inédit dans lequel nous sommes désormais plongés : il faudrait construire un monde plus durable, moins obsolescent, mais nous devons, en même temps réduire drastiquement la consommation des sols et des ressources pour faire face au défi écologique. C’est donc avec et non sur les ruines de la modernité industrielle qu’il nous faut apprendre à construire.

Le second postulat est la remise en jeu d’une notion architecturale historique : l’inscription dans un temps long qui ne limite pas celui de l’œuvre. Ce postulat nous amène à envisager l’architecture comme la mise en forme d’une mutation et non comme la seule projection circonstanciée d’une idée ou d’un programme. Il s’agit de s’émanciper de la priorité donnée à l’objet architectural – et à ses innovations – au profit d’une approche qui prend en compte les processus temporels et les états successifs de chacune des situations.

Le troisième postulat est que la préparation d’un site destiné à accueillir une construction ou un aménagement fait partie intégrante du projet architectural : elle en constitue le premier acte. Une des questions les plus négligées depuis un siècle et demi nous semble être celle du sol. La nécessité dans laquelle nous sommes plongés d’envisager le monde « dans ses murs » constitue ainsi une formidable occasion de réinvestir cette question séculaire. 

ATTENDUS

L’objectif de cet exercice conclusif de la filière est d’élaborer un projet personnel de transformation d’une situation construite abandonnée ou obsolète. Chaque situation a été identifiée au terme d’une exploration par groupes de la communauté d’agglomération de Blois, selon cinq thèmes distincts : paysage, forme urbaine, alternative, économie et gouvernance. Cette exploration s’est déroulée durant le S9. Les étudiant.e.s sont amenés à développer individuellement leur projet en rapport avec l’existant et à élaborer une architecture qui tout à la fois révèle et ressuscite celui-ci.

 FONDEMENTS 

L’atelier repose sur cinq fondements principaux :

  1. La mise en distance de la notion de patrimoine 

Le projet s’appuie sur une manière attentive d’observer le déjà-là, d’en révéler ses qualités propres, sans se préoccuper des valeurs courantes du patrimoine. L’objectif de l’atelier n’est pas, en effet, de valoriser un héritage mais bien plutôt de sélectionner les éléments d’une situation construite à partir desquels il devient possible de faire projet.

  1. L’analyse à partir du projet

L’inspiration du projet ne provient pas tant d’une connaissance géographique, sociale ou économique du site et du programme que de l’exploration d’un thème architectural et de sa capacité à révéler les qualités et la substance du monde dans lequel les étudiant.e.s sont amenés à intervenir. L’inventaire et le relevé du déjà-là se doivent donc d’être d’emblée orientés.

  1. La transformation par analogie 

La méthode analogique constitue une alternative à celles de fusion ou de juxtaposition issues de deux siècles de « construction dans le construit ». Elle permet d’élargir la gamme des rapports possibles entre existant et projet, souvent réduite à une tension entre héritage et création. L’existant peut ainsi être tout à la fois considéré comme ruine, source d’inspiration, matériau ou ressource.

  1. Le privilège de la situation sur l’objet

Les projets de la transformation portent aussi bien sur les constructions que sur les sols. À ce titre, ils n’accordent pas davantage d’intérêt à la matérialité des bâtiments qu’à celle de leurs extérieurs.

  1. Le collage 

La technique du collage est privilégiée. Elle permet, dans la représentation des projets, l’association équivalente du neuf et de l’existant, sans que l’un ne s’efface au profit de l’autre. Le collage peut également contribuer à une économie de rendu, la description sélective de l’existant pouvant être incluse dans l’image du projet.

 

Forme urbaine

Alternatives

Paysage

Gouverance

 

 

Economie