Lola Rigal : Restructuration de l'école Croix-Chevalier Mandela
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Secteur scolaire de l'école Croix-Chevalier Mandela
Quartier Croix-Chevalier, frange ouest de l'école
Façade nord de l'école élémentaire donnant sur un espace arboré
Bâtiment principal de l'école élémentaire Croix-Chevalier Mandela
Vue d'ensemble de l'école Croix-Chevalier Mandela
évolution du quartier Croix Chevalier
Relevé de l'école
Intérieur de l'école Croix Chevalier
Axonométrie du quartier Croix-Chevalier
Les étapes d'intervention sur le site occupé
Plan masse du projet
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Stratégie bioclimatique pour l'école élémentaire et maternelle
Elévation de l'école maternelle
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Plan de l'école maternelle, bâtiments 1 et 2
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Plan d'étage de l'école maternelle bâtiments 1 et 2
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Coupe de l'école maternelle
Vue vers le couloir animé de l'école maternelle
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Un étage favorisant l'indépendance de l'enfant
Elévation nord de l'école élémentaire
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Plan de sol de l'école élémentaire
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Plan d'étage du bâtiment principal de l'école élémentaire
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Coupe de l'école élémentaire
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Cour de l'école élémentaire
Hall de l'école élémentaire
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Unité d'une salle de classe de l'école élémentaire
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Elévation de la frange ouest
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Plan des espaces administratifs, associatifs et de restauration
De l'école maternelle à l'école élémentaire
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Construite dans les années 1970, l’école Croix Chevalier-Mandela est située au cœur du grand ensemble des quartier nord de Blois. Elle ne répond plus à la demande du quartier qui voit croître le nombre de ses élèves à scolariser. Aussi, la Ville a-t-elle acté la démolition de ce complexe scolaire pour le reconstruire entièrement, dans une version agrandie, sur un site à proximité. Le projet trouve donc son fondement dans l’opposition à cette volonté de démolition.

La première action de transformation consiste à ré-adresser cette école sur quartier, les bâtiments existants étant placés au milieu des cours de récréation, renforçant ainsi leur isolement. La disposition de bâtiments neufs et existants en bordure du site y contribue, tout en permettant la mutualisation de locaux avec des associations. Trois types d’intervention ont ensuite été mis en place pour adapter l’école à ses besoins augmentés : la démolition (minime), la transformation des bâtiments existants et la construction de nouveaux bâtiments sur des sols déjà artificialisés. L’objectif est ainsi de répondre tout à la fois aux besoins d’apprentissage et aux conditions environnementales actuelles.

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PROBLEMATIQUE DE LA FILIERE DE MASTER « TRANSFORMATION

La filière de master « Transformation » repose sur trois postulats.

Le premier est que la discipline architecturale – aussi bien que le métier d’architecte – ne seront plus guidés, dans les années à venir, par l’élaboration d’un monde neuf. Non parce que les enjeux du monde actuel sont stables. Nous savons que c’est tout le contraire : l’impératif environnemental invalide un grand nombre des situations construites dont nous héritons et la probable crise climatique qui s’annonce ne fera qu’augmenter l’étendue de cette obsolescence. C’est là le paradoxe inédit dans lequel nous sommes désormais plongés : il faudrait construire un monde plus durable, moins obsolescent, mais nous devons, en même temps réduire drastiquement la consommation des sols et des ressources pour faire face au défi écologique. C’est donc avec et non sur les ruines de la modernité industrielle qu’il nous faut apprendre à construire.

Le second postulat est la remise en jeu d’une notion architecturale historique : l’inscription dans un temps long qui ne limite pas celui de l’œuvre. Ce postulat nous amène à envisager l’architecture comme la mise en forme d’une mutation et non comme la seule projection circonstanciée d’une idée ou d’un programme. Il s’agit de s’émanciper de la priorité donnée à l’objet architectural – et à ses innovations – au profit d’une approche qui prend en compte les processus temporels et les états successifs de chacune des situations.

Le troisième postulat est que la préparation d’un site destiné à accueillir une construction ou un aménagement fait partie intégrante du projet architectural : elle en constitue le premier acte. Une des questions les plus négligées depuis un siècle et demi nous semble être celle du sol. La nécessité dans laquelle nous sommes plongés d’envisager le monde « dans ses murs » constitue ainsi une formidable occasion de réinvestir cette question séculaire. 

ATTENDUS

L’objectif de cet exercice conclusif de la filière est d’élaborer un projet personnel de transformation d’une situation construite abandonnée ou obsolète. Chaque situation a été identifiée au terme d’une exploration par groupes de la communauté d’agglomération de Blois, selon cinq thèmes distincts : paysage, forme urbaine, alternative, économie et gouvernance. Cette exploration s’est déroulée durant le S9. Les étudiant.e.s sont amenés à développer individuellement leur projet en rapport avec l’existant et à élaborer une architecture qui tout à la fois révèle et ressuscite celui-ci.

 FONDEMENTS 

L’atelier repose sur cinq fondements principaux :

  1. La mise en distance de la notion de patrimoine 

Le projet s’appuie sur une manière attentive d’observer le déjà-là, d’en révéler ses qualités propres, sans se préoccuper des valeurs courantes du patrimoine. L’objectif de l’atelier n’est pas, en effet, de valoriser un héritage mais bien plutôt de sélectionner les éléments d’une situation construite à partir desquels il devient possible de faire projet.

  1. L’analyse à partir du projet

L’inspiration du projet ne provient pas tant d’une connaissance géographique, sociale ou économique du site et du programme que de l’exploration d’un thème architectural et de sa capacité à révéler les qualités et la substance du monde dans lequel les étudiant.e.s sont amenés à intervenir. L’inventaire et le relevé du déjà-là se doivent donc d’être d’emblée orientés.

  1. La transformation par analogie 

La méthode analogique constitue une alternative à celles de fusion ou de juxtaposition issues de deux siècles de « construction dans le construit ». Elle permet d’élargir la gamme des rapports possibles entre existant et projet, souvent réduite à une tension entre héritage et création. L’existant peut ainsi être tout à la fois considéré comme ruine, source d’inspiration, matériau ou ressource.

  1. Le privilège de la situation sur l’objet

Les projets de la transformation portent aussi bien sur les constructions que sur les sols. À ce titre, ils n’accordent pas davantage d’intérêt à la matérialité des bâtiments qu’à celle de leurs extérieurs.

  1. Le collage 

La technique du collage est privilégiée. Elle permet, dans la représentation des projets, l’association équivalente du neuf et de l’existant, sans que l’un ne s’efface au profit de l’autre. Le collage peut également contribuer à une économie de rendu, la description sélective de l’existant pouvant être incluse dans l’image du projet.

 

Forme urbaine

Alternatives

Paysage

Gouverance

 

 

Economie