Julie Villeneuve : Préservation du clos du Bourg
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Mur de limitation parcellaire, l'entre deux
Champ inexploité, qui deviendra la Prairie
Cartes historiques
Collage, la vision du projet
Relevé de l'existant
Axonométrie, le clos du Bourg
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Plan du site
Coupe longitudinale
Plan rez-de-chaussée logements
Plans d'étages logements
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Coupe longitudinale logements, relation avec la façade du bâtiment associatif
Coupe de détails et façade
Coupe perspective (partie 1)
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Coupe perspective (partie 2)
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Coupe perspective (partie 3)
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Coupe perspective (partie 4)
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Perspective bâtiment de logements, façade est
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Vue depuis la sur-élévation, espace commun. Prendre de la hauteur pour observer
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Cheminement de la serre aux logements
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Entrée depuis la rue vers le cœur de l'îlot
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Plan rez-de-chaussée bâtiment associatif
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Plan d'étages, bâtiment associatif
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Perspective intérieure, café associatif
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Axonométrie structurelle éclatée, bâtiment associatif
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Coupe perspective (partie 1)
Coupe perspective (partie 2)
Coupe perspective (partie 3)
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Coupe perspective (partie 4)
Maquette, bâtiment associatif et le jardin potager
Maquette, travail paysager amenant l'usager au bâtiment associatif en fond de parcelle
Maquette, travail paysagé, continuité visuel entre deux espaces
Maquette, relation des trois bâtiments accueillant le projet
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Préservation du clos du Bourg

 

Le «Clos du bourg», ainsi rebaptisé par les habitants doit son nom à sa morphologie. Enclavé entre la route départementale et le vieux bourg ce site est idéalement situé au sein de la Chaussée-Saint-Victor. La question de l’intergénération est primordiale dans ce projet niché au cœur d’un village qui s’est développé autour de la présence du mur et de la ruine. Le programme principal du projet est le foyer – logements pour personnes âgées indépendantes apparenté à une garderie associative au sein du même bâtiment : un ancien centre d’accueil réparé et transformé. Un second programme propose de réunir les habitants autour du mur et de la Prairie, cet écrin de verdure convoité qui est en phase de retrouver un aspect de corridor écologique. Le dernier programme est une serre neuve accolée au hangar existant qui viendra renforcer et rythmer l’entrée de la prairie.

 

Je tiens à remercier l’association « Histoire et Traditions Populaires » et plus particulièrement Claire Gillard, directrice de l’association, pour son temps et les informations apportées sur l’histoire de la ville de la Chaussée-Saint-Victor.

Villeneuve Julie

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PROBLEMATIQUE DE LA FILIERE DE MASTER « TRANSFORMATION

La filière de master « Transformation » repose sur trois postulats.

Le premier est que la discipline architecturale – aussi bien que le métier d’architecte – ne seront plus guidés, dans les années à venir, par l’élaboration d’un monde neuf. Non parce que les enjeux du monde actuel sont stables. Nous savons que c’est tout le contraire : l’impératif environnemental invalide un grand nombre des situations construites dont nous héritons et la probable crise climatique qui s’annonce ne fera qu’augmenter l’étendue de cette obsolescence. C’est là le paradoxe inédit dans lequel nous sommes désormais plongés : il faudrait construire un monde plus durable, moins obsolescent, mais nous devons, en même temps réduire drastiquement la consommation des sols et des ressources pour faire face au défi écologique. C’est donc avec et non sur les ruines de la modernité industrielle qu’il nous faut apprendre à construire.

Le second postulat est la remise en jeu d’une notion architecturale historique : l’inscription dans un temps long qui ne limite pas celui de l’œuvre. Ce postulat nous amène à envisager l’architecture comme la mise en forme d’une mutation et non comme la seule projection circonstanciée d’une idée ou d’un programme. Il s’agit de s’émanciper de la priorité donnée à l’objet architectural – et à ses innovations – au profit d’une approche qui prend en compte les processus temporels et les états successifs de chacune des situations.

Le troisième postulat est que la préparation d’un site destiné à accueillir une construction ou un aménagement fait partie intégrante du projet architectural : elle en constitue le premier acte. Une des questions les plus négligées depuis un siècle et demi nous semble être celle du sol. La nécessité dans laquelle nous sommes plongés d’envisager le monde « dans ses murs » constitue ainsi une formidable occasion de réinvestir cette question séculaire. 

ATTENDUS

L’objectif de cet exercice conclusif de la filière est d’élaborer un projet personnel de transformation d’une situation construite abandonnée ou obsolète. Chaque situation a été identifiée au terme d’une exploration par groupes de la communauté d’agglomération de Blois, selon cinq thèmes distincts : paysage, forme urbaine, alternative, économie et gouvernance. Cette exploration s’est déroulée durant le S9. Les étudiant.e.s sont amenés à développer individuellement leur projet en rapport avec l’existant et à élaborer une architecture qui tout à la fois révèle et ressuscite celui-ci.

 FONDEMENTS 

L’atelier repose sur cinq fondements principaux :

  1. La mise en distance de la notion de patrimoine 

Le projet s’appuie sur une manière attentive d’observer le déjà-là, d’en révéler ses qualités propres, sans se préoccuper des valeurs courantes du patrimoine. L’objectif de l’atelier n’est pas, en effet, de valoriser un héritage mais bien plutôt de sélectionner les éléments d’une situation construite à partir desquels il devient possible de faire projet.

  1. L’analyse à partir du projet

L’inspiration du projet ne provient pas tant d’une connaissance géographique, sociale ou économique du site et du programme que de l’exploration d’un thème architectural et de sa capacité à révéler les qualités et la substance du monde dans lequel les étudiant.e.s sont amenés à intervenir. L’inventaire et le relevé du déjà-là se doivent donc d’être d’emblée orientés.

  1. La transformation par analogie 

La méthode analogique constitue une alternative à celles de fusion ou de juxtaposition issues de deux siècles de « construction dans le construit ». Elle permet d’élargir la gamme des rapports possibles entre existant et projet, souvent réduite à une tension entre héritage et création. L’existant peut ainsi être tout à la fois considéré comme ruine, source d’inspiration, matériau ou ressource.

  1. Le privilège de la situation sur l’objet

Les projets de la transformation portent aussi bien sur les constructions que sur les sols. À ce titre, ils n’accordent pas davantage d’intérêt à la matérialité des bâtiments qu’à celle de leurs extérieurs.

  1. Le collage 

La technique du collage est privilégiée. Elle permet, dans la représentation des projets, l’association équivalente du neuf et de l’existant, sans que l’un ne s’efface au profit de l’autre. Le collage peut également contribuer à une économie de rendu, la description sélective de l’existant pouvant être incluse dans l’image du projet.

 

Forme urbaine

Alternatives

Paysage

Gouverance

 

 

Economie